Un nouveau développement intervient dans la crise sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo. L’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont conclu, les 11 et 12 avril 2026, un protocole d’accord visant à organiser le transfert de militaires détenus par le mouvement rebelle vers les autorités congolaises.
Selon des sources concordantes, entre 2 000 et 3 000 soldats des Forces armées de la RDC (FARDC) sont concernés par cet accord. Identifiés et ayant donné leur consentement formel, ces militaires devraient être remis dans un premier temps au CICR, garant de la neutralité de l’opération, avant leur transfert vers le gouvernement à Kinshasa. Cette démarche marque une avancée notable sur le plan juridique et humanitaire dans un conflit qui dure depuis plusieurs années dans la région des Grands Lacs.
Une partie de ces hommes, capturés lors des affrontements, aurait refusé de rejoindre les rangs du mouvement rebelle, tandis que d’autres sont toujours en soins dans des structures hospitalières. Des sources indiquent également que des dizaines de mineurs, parmi lesquels d’anciens combattants, ont déjà été confiés au CICR, dans une dynamique de protection des enfants associés aux groupes armés.
Cependant, la mise en œuvre complète de cet accord reste conditionnée à plusieurs facteurs. Des défis logistiques subsistent, notamment en ce qui concerne l’organisation concrète des transferts. Surtout, l’adhésion pleine et entière des autorités congolaises demeure une étape cruciale. Au sein même du gouvernement, des divergences apparaissent quant à la réception de ces militaires, certaines voix plaidant pour une vérification préalable des listes transmises.
Cet accord intervient dans un contexte de reprise des discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23, organisées en Suisse, notamment dans la région de Montreux. Ces négociations, considérées comme délicates, pourraient être influencées par les avancées enregistrées sur le terrain humanitaire.
Alors que les tensions persistent dans l’est congolais, ce protocole d’accord pourrait constituer un signal d’ouverture, à condition qu’il se traduise rapidement par des actions concrètes et concertées entre les différentes parties prenantes.




