L’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a lancé une série d’ateliers dédiés au renforcement de l’autonomisation économique des femmes par l’innovation et la protection de leurs créations. Cette initiative, ouverte vendredi à Yaoundé, vise spécifiquement les filles et femmes ingénieures ainsi que les entrepreneures du secteur de l’agrobusiness.
À travers ces sessions de formation, les deux institutions entendent promouvoir une meilleure compréhension des mécanismes de propriété intellectuelle brevets, marques, modèles industriels et encourager les participantes à transformer leurs idées en actifs économiques protégés et valorisables. L’objectif est clair : faire de la propriété intellectuelle un levier stratégique pour l’innovation féminine dans un secteur agricole en pleine mutation.
Selon les organisateurs, cette démarche répond à un double enjeu. D’une part, renforcer les compétences techniques et entrepreneuriales des jeunes femmes ; d’autre part, leur permettre de sécuriser leurs inventions et de tirer pleinement profit de leurs initiatives, souvent confrontées au manque de protection juridique et à une faible visibilité sur le marché.
Pour l’OAPI et l’UNFPA, autonomiser les femmes par la propriété intellectuelle revient à stimuler la créativité locale, favoriser l’émergence de solutions agricoles adaptées, et encourager une participation accrue des femmes aux chaînes de valeur. Les ateliers devraient ainsi contribuer à créer un environnement plus équitable où l’innovation féminine trouve sa place et se transforme en opportunités économiques réelles.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large : bâtir une génération de femmes inventrices et entrepreneures capables d’impulser la croissance dans leurs communautés tout en renforçant la compétitivité du secteur agricole africain.




