Le président des États-Unis, Donald Trump, a laissé entendre jeudi que son administration pourrait prochainement porter son attention sur la situation à Cuba, une fois les opérations militaires engagées contre Iran terminées. Cette déclaration, faite lors d’un événement à la Maison-Blanche, ravive les tensions autour de l’île caribéenne et alimente les spéculations sur une possible nouvelle phase de pression américaine.
« Ce qui se passe à Cuba est incroyable, et nous pensons vouloir y remédier. Finissons d’abord avec celle-ci (l’Iran), mais ce ne sera qu’une question de temps avant que vous et beaucoup de personnes incroyables ne retourniez à Cuba », a déclaré le président américain devant un public acquis à sa cause.
Ces propos interviennent dans un contexte de relations déjà très tendues entre Washington et La Havane. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a rétabli un blocus strict contre Cuba, affirmant que les États-Unis entendaient renverser le gouvernement communiste de l’île « par un moyen ou un autre ». Une position qui marque une rupture avec certaines tentatives de rapprochement observées ces dernières années entre les deux pays.
Le chef de l’exécutif américain a également assuré que Cuba chercherait à négocier avec Washington. « Cuba veut conclure un accord à tout prix », a-t-il affirmé, sans donner davantage de détails sur les contours d’une éventuelle entente.
Dans le même temps, il a indiqué que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, mène actuellement des discussions liées à ce dossier. Les objectifs précis de ces échanges n’ont pas été précisés, mais ils pourraient porter sur les relations bilatérales et l’avenir politique de l’île.
Ces déclarations interviennent alors que la politique étrangère américaine reste marquée par une stratégie de fermeté envers plusieurs États considérés comme adversaires par Washington. Une éventuelle intensification de la pression sur Cuba pourrait ainsi raviver un bras de fer diplomatique qui dure depuis plus de six décennies entre les deux pays.




