Les États-Unis ont laissé entendre qu’une coopération avec les autorités vénézuéliennes restait possible, mais uniquement sous conditions. Dans une interview accordée dimanche à la chaîne américaine CBS, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé que Washington travaillerait avec les responsables du Venezuela « s’ils prennent de bonnes décisions », soulignant une approche fondée sur l’évaluation des actes plutôt que sur des déclarations de principe.
Selon le secrétaire d’État, les États-Unis entendent observer de près les premières actions de la vice-présidente Delcy Rodríguez, récemment désignée par la Cour suprême pour assurer l’intérim, ainsi que celles des autres dirigeants toujours en fonction. « Nous allons juger leurs actions et voir ce qui va se passer », a-t-il déclaré, laissant planer l’incertitude sur l’orientation future des relations bilatérales.
Marco Rubio a toutefois averti que Washington disposait encore de moyens de pression importants en cas de décisions jugées contraires à ses intérêts. Parmi ces leviers figure notamment l’embargo pétrolier, présenté comme un outil susceptible d’être maintenu, voire renforcé, afin de « garantir la protection des intérêts américains ».
Cette position illustre la ligne prudente et conditionnelle adoptée par l’administration américaine face à la situation politique au Venezuela, dans un contexte marqué par des tensions persistantes, des enjeux de gouvernance interne et un bras de fer diplomatique toujours ouvert entre Caracas et Washington.




