De fortes explosions ont secoué la capitale vénézuélienne dans la nuit de vendredi à samedi, plongée dans un climat de panique et de violence après des frappes militaires attribuées aux États-Unis, selon des sources officielles et des témoignages recueillis ce matin.
Aux alentours de 2 h du matin (heure locale), au moins sept explosions et des bruits d’avions à basse altitude ont retenti dans plusieurs quartiers de Caracas et autour de sites stratégiques, notamment des complexes militaires comme Fuerte Tiuna et la Base aérienne de La Carlota, ainsi que dans les États voisins de Miranda, Aragua et La Guaira. Des panaches de fumée ont été visibles, tandis que des coupures d’électricité ont été signalées dans le sud de la capitale.
Trump confirme des frappes et annonce la capture de Maduro
Dans un message diffusé tôt ce matin, le président américain Donald Trump a confirmé que des frappes militaires avaient été ordonnées contre des installations vénézuéliennes. Il a affirmé que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés et exfiltrés hors du pays, sans toutefois fournir de preuve indépendante ou de détails opérationnels. Cette annonce survient après des semaines de tensions croissantes entre Washington et Caracas, marquées par de multiples opérations américaines en mer contre des embarcations qualifiées de trafiquantes de drogue et par une importante pression diplomatique et militaire autour de la région caribéenne.
Caracas crie à l’agression et déclare l’état d’urgence
Le gouvernement vénézuélien a réagi en dénonçant une « agression militaire impérialiste » de la part des États-Unis et a immédiatement déclaré l’état d’urgence national. Dans un communiqué officiel, Caracas a appelé la population et les forces sociales à se mobiliser pour « repousser cette attaque contre la souveraineté du Venezuela ». Des scènes de panique ont été rapportées dans les rues de la capitale et des résidents ont décrit un réveil brutal dans l’angoisse, certains cherchant à gagner un abri tandis que d’autres tentaient de secourir des proches.
Réactions internationales et contexte régional
Dans la région, des dirigeants tels que ceux de Cuba et de Colombie ont exprimé leur opposition à toute action militaire unilatérale, appelant à une réaction internationale urgente et à privilégier la diplomatie. Le contexte de ces frappes s’inscrit dans une longue série de tensions entre Washington et Caracas. Depuis plusieurs mois, l’administration américaine a dénoncé le gouvernement de Nicolás Maduro comme une « dictature issue d’élections frauduleuses », responsable de violations des droits humains, d’un effondrement économique, d’une crise migratoire massive et de menaces pour la sécurité régionale.
Un moment critique pour l’Amérique latine
Alors que les informations continuent d’affluer et que les détails restent partiellement confirmés, cet événement marque potentiellement l’escalade la plus grave de l’ingérence militaire américaine en Amérique latine depuis des décennies. Les prochaines heures s’annoncent cruciales pour déterminer la suite des opérations et les réactions internationales à cette crise majeure.



