À l’ouverture de la 48ᵉ session du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a placé la barre haut en appelant à une accélération des réformes institutionnelles et à un engagement renouvelé en faveur de la paix et du développement sur le continent, à la veille de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement.
Dans son allocution, le chef de l’exécutif continental a insisté sur « l’urgence de la réforme institutionnelle et l’impératif de la paix et du développement en Afrique », soulignant que la crédibilité et l’efficacité de l’organisation reposent sur sa capacité à se transformer et à répondre aux attentes des citoyens africains.
Abordant le thème de l’année consacré à l’eau et à l’assainissement, il a rappelé que cette ressource vitale « doit être protégée en tant que bien commun et levier de coopération », particulièrement dans un contexte marqué par les effets croissants du changement climatique. Pour lui, la gestion durable de l’eau constitue à la fois un enjeu environnemental, sanitaire et stratégique pour la stabilité du continent.
Mahmoud Ali Youssouf a également fait le point sur l’état d’avancement des réformes engagées dans le cadre du Plan 2024–2028. Selon lui, des progrès notables ont été enregistrés, notamment dans le renforcement de l’architecture africaine de paix et de sécurité, la mise en place de mécanismes de financement durable et la consolidation des institutions de l’Union.
Sur le plan politique, il a salué le retour à l’ordre constitutionnel au Gabon et en Guinée, tout en avertissant que « l’instabilité et le terrorisme persistent dans certaines régions du continent », appelant à une mobilisation collective pour faire face à ces menaces.
Le Président de la Commission a par ailleurs réaffirmé le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et des institutions de l’UA dans la dynamique d’intégration. Il a plaidé pour des mécanismes de financement innovants et des partenariats renforcés avec le secteur privé africain et la société civile afin d’accélérer la transformation économique du continent.
« Un leadership ciblé et des priorités stratégiques définiront notre succès », a-t-il conclu, invitant les États membres à faire preuve de cohérence et de détermination dans la mise en œuvre des décisions adoptées.
Le Président de la Commission a enfin exprimé sa reconnaissance à la République d’Angola pour son leadership à la tête du Conseil exécutif, alors que Luanda assure actuellement la présidence en exercice de l’Union africaine.




