La justice française doit se prononcer ce 25 février sur la demande d’extradition de Halima Ben Ali, arrêtée à Paris en septembre dernier à la demande des autorités tunisiennes. La fille cadette de l’ancien président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali est poursuivie en Tunisie pour des accusations de détournements de fonds.
Placée sous contrôle judiciaire après son interpellation, Halima Ben Ali fait l’objet d’une procédure engagée par Tunis, qui réclame son retour afin qu’elle réponde devant la justice tunisienne des faits qui lui sont reprochés. Cette affaire s’inscrit dans la série de poursuites visant plusieurs membres de l’entourage de l’ancien chef d’État, renversé lors de la révolution tunisienne de 2011.
Selon les autorités tunisiennes, les accusations portent sur des malversations financières présumées commises durant la période où la famille Ben Ali était au pouvoir. Depuis la chute du régime, Tunis tente de récupérer des fonds considérés comme détournés par d’anciens responsables politiques et leurs proches.
L’audience prévue en France doit déterminer si les conditions juridiques sont réunies pour autoriser l’extradition. La décision attendue pourrait soit ouvrir la voie au transfert de Halima Ben Ali vers la Tunisie, soit entraîner le rejet de la demande tunisienne.
Si l’extradition est validée, Halima Ben Ali sera remise aux autorités tunisiennes pour y être jugée. Dans le cas contraire, elle pourrait rester en France, sous réserve d’éventuelles nouvelles procédures judiciaires.
L’affaire est suivie de près aussi bien en Tunisie qu’en France, où elle relance le débat sur la coopération judiciaire internationale dans les dossiers liés à la corruption et aux biens mal acquis des anciens dirigeants.




