Tchad : Vers un renforcement de la médecine traditionnelle à travers une formation organisée par l’ANAMED

La secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention, Dr Mbaïdédji Dékandji Francine, a reçu ce samedi 08 novembre 2025 une délégation de l’Action de la médecine naturelle au Tchad (ANAMED), venue conduire une formation destinée aux tradipraticiens, aux leaders religieux ainsi qu’aux cadres du ministère de la Santé.

Cette session de renforcement des capacités, organisée à N’Djamena, visait à créer un cadre d’échanges et de partage d’expériences entre les différents acteurs de la médecine traditionnelle. Selon Mbaigolmem Sébastien, président de la commission Santé et Affaires sociales du Sénat, la rencontre a permis aux participants « de communiquer, d’échanger leurs expériences professionnelles et de s’engager à marcher ensemble pour le bien des communautés ». Il a également informé qu’une feuille de route entre l’OMS et le Sénat a été signée, afin d’harmoniser le cadre juridique entourant la pratique de la médecine traditionnelle au Tchad.

Le Professeur Aigbé Marcellin, président de l’ANAMED Internationale et formateur principal, a souligné que la formation des tradipraticiens constitue « une exigence pour apporter une véritable touche scientifique et promouvoir la médecine traditionnelle ». Il a rappelé que l’Afrique compte aujourd’hui trois écoles dédiées à la formation des tradipraticiens, estimant avoir « semé la bonne graine » au Tchad grâce à cette session destinée à appuyer la volonté politique de développement du secteur.

Au cours des travaux, un bureau de l’ANAMED Internationale a été mis en place à N’Djamena pour renforcer la collaboration entre les acteurs de la médecine naturelle. Léonie Ngaordoum, point focal de l’ANAMED-Tchad, a souligné que la médecine naturelle « avance » dans le pays et que les participants ont bénéficié de notions pratiques destinées à améliorer la qualité de leurs prestations.

Le président de la Confédération des tradipraticiens du Tchad, Mbaitissem Khamis, a rappelé l’importance de la médecine naturelle dans les communautés et rassuré de leur volonté d’accompagner le ministère de la Santé dans l’accomplissement de ses missions. Les discussions ont particulièrement mis en avant la préservation de la nature, l’implication de tous les acteurs, l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé, l’organisation des tradipraticiens et la solidarité, considérés comme des leviers essentiels pour structurer le secteur.

Pour sa part, la secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention a salué « le travail accompli par l’équipe de l’action de la médecine naturelle » et la qualité de la formation, qui vise à rehausser le niveau de compréhension et de partenariat entre les acteurs. Elle a rappelé que le ministère a mis en place une direction de la pharmacopée, afin de concrétiser la vision des plus hautes autorités et de rendre le système de santé plus dynamique et résilient.

Dr Mbaïdédji Dékandji Francine a enfin insisté sur la nécessité de renforcer le partenariat entre le ministère, les tradipraticiens et les organisations engagées dans la médecine naturelle, exhortant le bureau nouvellement mis en place à « œuvrer pour consolider la collaboration avec tous les acteurs du secteur » afin de permettre aux structures concernées de s’affirmer davantage.


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