Le gouvernement de la République du Tchad a dénoncé, dans un communiqué officiel publié le 19 mars 2026, une nouvelle attaque de drone survenue dans la localité de Tiné Djagaraba, en territoire tchadien, à proximité de la frontière avec le Soudan. Malgré les mises en garde répétées adressées aux parties impliquées dans le conflit soudanais et la fermeture de la frontière entre les deux pays, cette incursion armée a causé la mort de 17 civils tchadiens et fait plusieurs blessés, selon les autorités.
Qualifiée d’« agression d’une extrême gravité », l’attaque a suscité une vive émotion au sein de l’exécutif. Le gouvernement a exprimé sa « profonde consternation » face à ce drame et adressé ses condoléances aux familles endeuillées, tout en rendant hommage aux victimes. Cet incident vient alourdir un climat sécuritaire déjà fragile dans cette zone frontalière, régulièrement affectée par les retombées du conflit au Soudan.
Face à cette situation, les autorités tchadiennes annoncent un renforcement immédiat du dispositif sécuritaire. Les Forces de défense et de sécurité ont reçu des instructions fermes pour assurer la protection des populations et se tiennent prêtes à exercer, si nécessaire, un droit de poursuite dans le strict respect du droit international, y compris au-delà des frontières nationales.
Sous la conduite du président Mahamat Idriss Déby Itno, le Tchad réaffirme par ailleurs son engagement en faveur d’une résolution pacifique du conflit soudanais. N’Djamena continue de plaider pour le dialogue, la concertation et la paix entre les différentes parties belligérantes.
Le gouvernement met également en garde contre l’usage « malveillant » des réseaux sociaux, accusés d’attiser les tensions communautaires et de propager de fausses informations. Il appelle à la vigilance face à toute tentative de manipulation de l’opinion ou d’incitation à la haine.
Enfin, les autorités tchadiennes interpellent la communauté internationale, l’invitant à s’impliquer davantage pour prévenir une dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la sous-région. Cette nouvelle attaque souligne, une fois de plus, les risques d’extension du conflit soudanais au-delà de ses frontières et les défis croissants pour la stabilité régionale.



