Les relations entre le Tchad et le Soudan, marquées par des défis sécuritaires et humanitaires persistants, ont été au cœur d’une audience tenue le 22 janvier 2026 à N’Djamena. Le Ministre d’État, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a reçu le Chargé d’affaires de l’Ambassade du Soudan au Tchad, Dr Abdallah Abakar Saleh, pour un échange axé sur la frontière commune et la situation des réfugiés soudanais installés à l’Est du Tchad.
Au cours des discussions, le diplomate soudanais a exprimé la reconnaissance de son pays envers les autorités tchadiennes pour les efforts déployés en faveur des populations déplacées fuyant le conflit au Soudan. Il a salué les appels constants du Tchad en faveur de la paix, ainsi que les initiatives engagées pour favoriser l’intégration sociale et économique des réfugiés, malgré les contraintes logistiques et financières auxquelles le pays est confronté.
Dr Abdallah Abakar Saleh a également évoqué l’incident tragique ayant coûté la vie à plusieurs militaires tchadiens, exprimant sa compassion et ses regrets face à cette perte humaine. Par ailleurs, il a sollicité l’appui du gouvernement tchadien pour l’organisation des examens scolaires destinés aux élèves réfugiés soudanais au cours de l’année en cours, après le succès enregistré lors de leur tenue l’année précédente.
De son côté, le Ministre d’État a fait part de sa profonde préoccupation face à la guerre qui ravage le Soudan depuis trois ans. Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a réaffirmé l’engagement constant du Tchad en faveur de la paix dans ce pays frère, soulignant que l’instabilité prolongée a des répercussions directes sur le Tchad, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.
Malgré des ressources limitées, a-t-il rappelé, le Tchad continue d’accueillir un nombre important de réfugiés soudanais, témoignant de sa solidarité régionale. Il a également insisté sur le fait que la stabilisation du Soudan constituerait un facteur déterminant pour l’ensemble de la sous-région, notamment pour l’économie tchadienne, lourdement affectée par les conséquences de ce conflit prolongé.
Cette audience illustre la volonté des deux pays de maintenir un dialogue diplomatique ouvert face à des enjeux communs, où la sécurité des frontières, la gestion humanitaire et la recherche de la paix demeurent des priorités partagées.




