Tchad : Pahimi Padacké Albert dénonce une “dérive autoritaire” après l’interdiction d’une conférence de presse du GCAP

Le chef de file de l’opposition tchadienne, Pahimi Padacké Albert, a vivement réagi à l’interdiction d’une conférence de presse du regroupement des partis politiques GCAP, dénonçant ce qu’il qualifie de recul démocratique et de restriction des libertés publiques au Tchad.


Dans une déclaration rendue publique, l’ancien Premier ministre a rappelé que le regroupement des partis politiques GCAP avait déjà été contraint de suspendre ses activités il y a quelques mois. Selon lui, cette décision faisait suite à un climat de menaces et à une réduction progressive de l’espace démocratique auquel l’opposition tchadienne serait confrontée depuis l’avènement de la Cinquième République.


D’après Pahimi Padacké Albert, une nouvelle étape aurait été franchie avec l’interdiction récente d’une conférence de presse du GCAP. Il affirme que cette interdiction aurait été imposée à la suite d’une descente armée sur le lieu prévu pour la rencontre avec les journalistes.


Le chef de file de l’opposition estime que cet acte traduit une volonté du pouvoir en place, qu’il identifie au Mouvement Patriotique du Salut (MPS), de restreindre les libertés politiques. Il accuse les autorités de manifester une hostilité à la liberté d’expression et au pluralisme politique, estimant que ces mesures vont à l’encontre des principes constitutionnels garantissant les libertés publiques.


Dans sa déclaration, Pahimi Padacké Albert dénonce « une dérive autoritaire » et « un recul de la démocratie », affirmant que le pays ne peut construire son avenir dans un climat marqué par la peur et la répression. Il met en garde contre ce qu’il considère comme une volonté d’étouffer les voix discordantes et d’exclure les forces politiques et citoyennes du débat national.


Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment autour des conditions d’exercice des libertés politiques dans le pays. L’opposition appelle régulièrement à un élargissement de l’espace démocratique, tandis que les autorités affirment agir dans le respect de la loi et de l’ordre public.

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