Au Tchad, la récente confrontation armée survenue à Korbol, dans la province du Moyen-Chari, suscite des réactions virulentes. Me Alain Kagonbé, avocat et observateur politique, a exprimé son désaccord avec la manière dont les autorités ont communiqué sur l’événement.
Dans une déclaration, Me Kagonbé a dénoncé ce qu’il considère comme une « double lecture » des groupes armés selon la géographie : « Au Nord, ce sont des comités d’autodéfense. Le pouvoir négocie, prend le thé et se filme à leurs côtés. Au Sud, ce sont des groupuscules de bandits. Les villages sont systématiquement incendiés par l’armée du régime et toute présence humaine, y compris civile des environs, subit le génocide, juste parce que des rebelles opèrent autour de leurs villages », a-t-il affirmé.
L’avocat appelle à une communication plus transparente et équilibrée, tout en rappelant que la violence ne saurait être justifiée par la localisation ou la catégorie des groupes armés. « Rien n’est éternel. Sauf Dieu », conclut-il.
Cette sortie intervient alors que le gouvernement tchadien a engagé des opérations militaires pour rétablir l’ordre à Korbol et protéger les populations. Les observateurs estiment que la polémique met en lumière les difficultés persistantes du Tchad à gérer la sécurité dans ses provinces méridionales, souvent moins médiatisées que le Nord.




