Le Parlement tchadien a franchi une étape majeure dans la lutte contre la contrefaçon des produits médicaux. Ce mercredi, au Palais de la Démocratie, les députés ont adopté le projet de loi portant ratification de la convention du Conseil de l’Europe relative aux contrefaçons de médicaments et aux infractions similaires menaçant la santé publique.
La séance plénière, présidée par le Président de l’Assemblée nationale, M. Ali Kolotou Tchaïmi, a rassemblé des membres du gouvernement dont la Secrétaire d’État à la Santé, Dr Mbaidedji Dekandji Francine, et la Ministre Secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin.
Ce projet de loi, connu sous le nom de convention MEDICRIME, vise à renforcer le cadre juridique national en introduisant des sanctions pénales dissuasives contre la criminalité pharmaceutique. Il ambitionne également de protéger la population contre les produits médicaux contrefaits ou non conformes, qui représentent une menace directe pour la vie et la santé.
Par ailleurs, la convention encourage la coopération internationale sur les plans policier, judiciaire et administratif, afin de faciliter la traque des réseaux criminels transfrontaliers. Elle promeut aussi l’harmonisation des législations nationales et régionales, notamment avec les États membres de la CEMAC et de l’Union africaine, dans le cadre du traité de création de l’Agence Africaine du Médicament (AMA).
Après des discussions approfondies, le projet de loi a été adopté par 146 voix pour, 4 contre et 4 abstentions, marquant ainsi un consensus parlementaire en faveur de la santé publique et de la sécurité sanitaire au Tchad.
Les experts estiment que cette avancée législative devrait contribuer à réduire significativement la circulation de médicaments falsifiés sur le territoire, tout en alignant le pays sur les standards internationaux de protection sanitaire.




