L’Association des Jeunes Leaders pour la Promotion de l’Espace Numérique au Tchad (AJLPENT) a annoncé, dans un communiqué rendu public le 17 décembre 2025 à N’Djamena, l’arrestation et l’incarcération de son président, Adoum Tiney Barkaï. Selon l’organisation, cette interpellation intervient dans le cadre d’un contentieux lié à ce qu’elle qualifie de « spoliation » d’un projet porté légalement par l’association.
D’après les informations communiquées par l’AJLPENT, les parties concernées se sont présentées tôt dans la matinée au parquet. Le président de l’association, accompagné de son avocat, ainsi que l’avocat de la partie plaignante, ont été reçus par le premier substitut du procureur de la République. À l’issue de cet échange, les deux camps auraient été invités à se retirer afin de permettre à l’autorité judiciaire de statuer. Peu après, un mandat de dépôt a été délivré à l’encontre d’Adoum Tiney Barkaï, suivi de son transfert à la maison d’arrêt de Klessoum, où il est actuellement détenu.
Dans son communiqué, l’AJLPENT met directement en cause Mahamat Ahmat Alhabo, qu’elle accuse d’avoir usé de son influence pour peser sur le cours de la procédure judiciaire, dans une affaire l’opposant à l’association. Ces accusations, formulées par l’organisation, n’ont pas encore fait l’objet de réaction publique de la part de l’intéressé ou des autorités judiciaires compétentes.
L’association estime que l’incarcération de son président constitue une atteinte grave à l’État de droit, à l’indépendance de la justice et aux libertés fondamentales. Elle alerte également sur les conséquences que cette affaire pourrait avoir, selon elle, sur l’engagement des jeunes, des innovateurs et des acteurs de la société civile œuvrant pour le développement numérique du pays.
Face à cette situation, l’AJLPENT exige la libération immédiate de son président et appelle à un traitement « impartial, transparent et équitable » du dossier, dans le strict respect des lois de la République. L’organisation indique par ailleurs se réserver le droit de saisir des organisations nationales et internationales de défense des droits humains, ainsi que toute juridiction compétente, afin de faire valoir ses droits et d’informer l’opinion publique de l’évolution de l’affaire.


