Tchad : le plaidoyer du Dr Brahim Oguelemi relance le débat sur la détention de Dr Succès Masra

La situation carcérale de Dr Succès Masra suscite une vive préoccupation et ravive le débat sur le respect des droits fondamentaux des détenus au Tchad. Condamné à vingt ans d’emprisonnement, l’opposant politique serait, selon plusieurs sources concordantes, gravement malade et détenu dans un état de santé jugé alarmant. Une réalité qui alimente aujourd’hui un plaidoyer public en faveur de sa libération pour des raisons humanitaires.

La situation carcérale de Dr Succès Masra suscite une vive préoccupation et ravive le débat sur le respect des droits fondamentaux des détenus au Tchad. Condamné à vingt ans d’emprisonnement, l’opposant politique serait, selon plusieurs sources concordantes, gravement malade et détenu dans un état de santé jugé alarmant. Une réalité qui alimente aujourd’hui un plaidoyer public en faveur de sa libération pour des raisons humanitaires.

Dans une analyse largement relayée, Dr Brahim OGUELEMI appelle les autorités à faire preuve de clémence, estimant que la situation de santé de Dr Succès Masra impose un devoir moral, juridique et politique. « Un détenu malade a droit aux soins », rappelle-t-il, soulignant que le droit à la santé demeure un principe fondamental reconnu à toute personne privée de liberté, indépendamment de son statut ou de ses opinions politiques.

Au cœur des débats figure la question de la grâce présidentielle. Certains opposants à cette option avancent un argument d’ordre juridique, selon lequel Dr Succès Masra ne pourrait bénéficier d’une grâce tant que sa condamnation ne serait pas définitive, en raison d’un recours introduit contre le jugement. Un raisonnement que conteste fermement l’auteur du plaidoyer.

Selon Dr Brahim OGUELEMI, la grâce présidentielle relève d’un pouvoir constitutionnel autonome du chef de l’État. Elle n’annule ni la condamnation ni la culpabilité retenue par la justice, mais agit uniquement sur la peine. À ce titre, elle serait indépendante de l’état d’avancement des procédures judiciaires. La Constitution n’exige ni l’épuisement des voies de recours ni le caractère définitif d’un jugement pour que le Chef de l’État exerce son droit de clémence, notamment pour des motifs humanitaires.

Son plaidoyer insiste sur le caractère urgent de la situation sanitaire du détenu, estimant que cet élément, à lui seul, peut légitimement justifier une mesure de grâce. Le Président de la République, en tant que garant de la Constitution et de l’unité nationale, dispose pleinement de ce pouvoir, sans empiéter sur les prérogatives de l’autorité judiciaire.

Au-delà du cas individuel, Dr Brahim OGUELEMI souligne que le sort de Dr Succès Masra engage la crédibilité des institutions tchadiennes, le respect des droits fondamentaux et la vitalité de la démocratie. Figure majeure de l’opposition, son maintien en détention malgré un état de santé critique est perçu comme un signal négatif tant sur le plan moral que politique.

Dr Brahim estime que libérer Dr Succès Masra reviendrait à faire le choix de l’humanité, du droit et de l’apaisement. À l’inverse, le maintenir en prison dans de telles conditions constituerait, selon lui, une faute morale, politique et historique.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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