Le Sénat tchadien a consacré, ce lundi 16 mars, une séance d’interpellation à la question de la cohésion nationale et du vivre-ensemble. À l’initiative du sénateur Abderaman Koulamallah, cette rencontre a permis d’examiner les défis persistants liés aux tensions communautaires et aux mécanismes de prévention des conflits dans le pays.
Devant les sénateurs et plusieurs membres de l’exécutif, le Premier ministre Allah Maye Halina a présenté l’analyse du gouvernement sur les facteurs qui alimentent régulièrement les conflits locaux. Selon lui, les tensions intercommunautaires trouvent souvent leur origine dans la pression accrue sur les terres agricoles et les ressources en eau, les dynamiques de la transhumance, les effets du changement climatique ainsi que la circulation d’armes légères dans l’espace sahélien.
Au cours des échanges, l’accent a été mis sur la nécessité d’adopter des réponses durables. Le chef du gouvernement a rappelé que la cohésion nationale repose autant sur les politiques publiques que sur les comportements sociaux et l’éducation des jeunes générations.
Parmi les mesures présentées figurent le renforcement des capacités des autorités administratives, la mise en place de mécanismes locaux de gestion des conflits agro-pastoraux, l’organisation de missions de sensibilisation dans les zones à risque et l’implication accrue des autorités traditionnelles et coutumières dans les processus de médiation.
Les discussions ont également insisté sur le rôle des responsables politiques, des leaders communautaires, des autorités religieuses et de la société civile dans la préservation du climat social, notamment face aux discours de haine et aux tentatives de manipulation susceptibles d’exacerber les tensions.
À l’issue de la séance, les sénateurs ont pris acte des éléments de réponse présentés et ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les initiatives visant à consolider la paix sociale et l’unité nationale.




