La situation sécuritaire demeure tendue dans le sud du Tchad. Dans un communiqué publié le 13 janvier 2026, le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) affirme que des affrontements sont en cours dans la province du Moyen-Chari, notamment dans le département de Korbol, opposant les forces gouvernementales à des combattants du Mouvement pour la Paix, la Reconstruction et le Développement (MPRD), allié du CCMSR.
Selon le CCMSR, ces violences font suite à un accord d’alliance stratégique conclu le 19 octobre 2025 entre les deux mouvements politico-militaires. Cette alliance, précise le communiqué, repose sur une « vision commune de résistance » contre ce que le CCMSR qualifie d’oppression, d’injustice et de violences exercées par le pouvoir en place à l’encontre des populations tchadiennes.
Le mouvement rebelle accuse le régime dirigé par le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) d’avoir lancé, depuis près de 48 heures, des offensives militaires contre les positions du MPRD dans le sud du pays. Le CCMSR parle d’une « logique de guerre contre son propre peuple » et affirme que des forces régulières, appuyées par des milices, seraient impliquées dans ces opérations.
Des accusations de violations graves des droits humains ont également été formulées. Le CCMSR soutient que des civils auraient été tués lors d’opérations menées le 13 janvier 2026, évoquant des « massacres de populations sans défense » dans plusieurs localités. Ces allégations n’ont, à ce stade, pas été confirmées par des sources indépendantes ou par les autorités tchadiennes.
Face à cette situation, le CCMSR réaffirme son « soutien total et indéfectible » au MPRD et annonce la mise en place d’une coordination militaire renforcée entre les deux mouvements. Il affirme que ses troupes sont placées en état d’alerte maximale, se disant prêtes à répondre à toute nouvelle attaque visant leurs alliés ou les populations civiles.
Dans son communiqué, le CCMSR adresse également un avertissement direct au pouvoir en place, estimant que la poursuite des opérations militaires pourrait avoir de « graves conséquences ». Le mouvement appelle enfin les populations, les forces qu’il qualifie de patriotiques et « toutes les consciences libres » à rester vigilantes et solidaires face à ce qu’il décrit comme une politique de répression.
Cette nouvelle escalade verbale et militaire intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions persistantes et souligne la fragilité de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du Tchad, où les civils continuent de payer un lourd tribut aux affrontements armés.





