L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) et le Médiateur de la République affichent une volonté commune de renforcer la transparence et la bonne gouvernance. Le Contrôleur Général de l’AILC, M. Ousmane Abderamane Djougourou, accompagné de son équipe, a été reçu en audience par le Médiateur de la République, M. Saleh Kebzabo, ce jeudi 12 février 2026.
Au cours de cette rencontre, le Contrôleur Général a présenté les missions de l’Autorité, détaillant les actions entreprises dans la prévention et la répression des faits de corruption, ainsi que les défis auxquels l’institution est confrontée. Parmi ces difficultés figurent notamment la complexité des dossiers, la sensibilité des enquêtes et les résistances liées aux intérêts en jeu.
Le Médiateur de la République a salué les efforts consentis par l’AILC, qualifiant la lutte contre la corruption de mission « noble, complexe et très sensible ». Il a exprimé son soutien indéfectible à cette démarche, soulignant que la corruption demeure à l’origine de nombreuses frustrations au sein de la population. Selon lui, ce fléau engendre des inégalités profondes et constitue une menace pour la cohésion sociale.
Pour M. Kebzabo, toute réconciliation sincère et durable passe par la restauration de l’égalité des chances et la garantie d’un partage équitable des biens communs, conformément aux textes en vigueur. Il a insisté sur la nécessité de combattre non seulement la corruption, mais aussi les infractions connexes et assimilées, qui contribuent à maintenir le pays dans la pauvreté et la division.
Dans cette perspective, les deux institutions ont convenu de mettre en place une équipe conjointe chargée de sensibiliser la population aux effets néfastes de la corruption. Cette initiative vise à renforcer la culture de l’intégrité et à encourager l’engagement citoyen dans la promotion de la transparence.
Cette rencontre marque ainsi une étape supplémentaire dans la coordination des institutions républicaines autour d’un enjeu central : la consolidation de l’État de droit et la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions publiques.





