Tchad : la Réserve de Ouadi Rimé–Ouadi Achim amorce une nouvelle ère de gouvernance

Le processus de structuration de la Réserve de Faune de Ouadi Rimé – Ouadi Achim (RFOROA) franchit un cap décisif. Réuni ce vendredi 27 mars à N'Djaména, le tout premier Conseil d’administration de cette aire protégée a posé les jalons d’une gouvernance appelée à concilier préservation de la biodiversité et développement des communautés locales. Les travaux ont été présidés par Julien Koularambaye Koundja, Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable du Tchad, représentant le ministre

Le processus de structuration de la Réserve de Faune de Ouadi Rimé – Ouadi Achim (RFOROA) franchit un cap décisif. Réuni ce vendredi 27 mars à N’Djaména, le tout premier Conseil d’administration de cette aire protégée a posé les jalons d’une gouvernance appelée à concilier préservation de la biodiversité et développement des communautés locales. Les travaux ont été présidés par Julien Koularambaye Koundja, Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable du Tchad, représentant le ministre.

Cette session inaugurale a permis de valider le cadre légal de fonctionnement de l’organe, ainsi que la composition du Conseil consultatif interprovincial. Les administrateurs ont également examiné les priorités stratégiques à court et moyen terme, dans un contexte où la nécessité d’une gestion concertée apparaît plus que jamais cruciale.

Avec ses 77 950 km², la RFOROA s’impose comme la plus vaste aire protégée du pays et l’une des plus étendues du continent africain. Créée en 1969, elle constitue un sanctuaire pour plusieurs espèces emblématiques et menacées, dont l’addax, la gazelle dama et l’oryx algazelle. Mais ce patrimoine naturel exceptionnel est aujourd’hui confronté à de fortes pressions, notamment liées au changement climatique, à la désertification, à la pression humaine et à la raréfaction des ressources naturelles.

Face à ces défis, les autorités tchadiennes misent sur une approche innovante. Un accord de gestion d’une durée de dix ans renouvelables a été conclu entre le ministère en charge de l’environnement et Sahara Conservation. Ce partenariat public-privé vise à renforcer les efforts de conservation tout en intégrant les besoins socio-économiques des populations riveraines.

À travers cette nouvelle dynamique, le gouvernement entend promouvoir une gestion durable et participative de la réserve, où protection de la biodiversité et amélioration des conditions de vie des communautés locales ne s’opposent plus, mais se complètent. Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait faire de la RFOROA un modèle de conservation intégrée en Afrique centrale.

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