La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des êtres humains, Siobhán Mullally, a été reçue en audience ce vendredi 27 février par la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Fatimé Aldjineh Garfa, à l’occasion de la fin de sa mission officielle au Tchad.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite de la responsable onusienne entamée le 16 février. Les échanges se sont déroulés dans un climat constructif marqué par une écoute mutuelle entre les deux parties. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la coopération dans la lutte contre la traite des personnes, avec un accent particulier sur la protection des femmes et des enfants, le renforcement du cadre juridique national et l’amélioration de la coordination institutionnelle.
Au cours de l’audience, la diplomate des Nations Unies a évoqué plusieurs défis persistants, notamment l’exploitation des enfants, l’exploitation sexuelle et les travaux forcés. Ces problématiques demeurent au cœur des préoccupations des autorités tchadiennes et des partenaires internationaux engagés dans la lutte contre la traite des êtres humains.
Arrivée au terme de sa mission et regagnant son pays ce même jour, Siobhán Mullally a salué les progrès réalisés par le Tchad dans la lutte contre ce fléau. Elle a également mis en avant les efforts du gouvernement tchadien dans l’accueil des réfugiés, soulignant que le pays héberge plus de 1,5 million de personnes ayant fui les conflits et les persécutions dans la sous-région.
De son côté, la ministre déléguée Fatimé Aldjineh Garfa a rappelé que le Tchad figure parmi les premiers États à avoir pris des engagements en matière de lutte contre la traite des personnes. Elle a notamment souligné l’existence de textes juridiques encadrant la prévention, la répression des auteurs et la protection des victimes.
La visite de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains, un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les enfants dans les zones fragilisées par les crises humanitaires et sécuritaires.




