Tchad: Abdelkader Djibia dénonce “l’hypocrisie sociale” face à la lutte contre la corruption

Dans une réaction ferme qui fait écho à un débat national de plus en plus sensible, le syndicaliste Abdelkader Djibia a fustigé l’attitude contradictoire de certains citoyens lorsque des responsables impliqués dans des affaires de corruption sont interpellés. Selon lui, une partie de la population réclame quotidiennement la fin de l’impunité, la transparence dans la gestion publique et des sanctions exemplaires contre les “voleurs de la République”, tout en prenant paradoxalement la défense des personnes mises en cause dès lors que celles-ci appartiennent à leur entourage familial ou social.

Dans une réaction ferme qui fait écho à un débat national de plus en plus sensible, le syndicaliste Abdelkader Djibia a fustigé l’attitude contradictoire de certains citoyens lorsque des responsables impliqués dans des affaires de corruption sont interpellés. Selon lui, une partie de la population réclame quotidiennement la fin de l’impunité, la transparence dans la gestion publique et des sanctions exemplaires contre les “voleurs de la République”, tout en prenant paradoxalement la défense des personnes mises en cause dès lors que celles-ci appartiennent à leur entourage familial ou social.

Pour M. Djibia, cette posture incohérente constitue un frein majeur au renouveau du pays. “On ne peut pas vouloir une justice forte le matin et défendre un délinquant économique le soir”, martèle-t-il, rappelant que les fonds détournés représentent des ressources vitales destinées à l’éducation, à la santé, aux infrastructures et aux services publics essentiels. Il met en garde contre la banalisation de ces dérives, soulignant que tolérer les petites fautes revient à encourager les plus grandes : “Celui qui vole un œuf aujourd’hui volera un bœuf demain.”

Le syndicaliste appelle ainsi à une rupture nette avec les réflexes de protection familiale et communautaire qui, selon lui, sapent les efforts nationaux en faveur de la bonne gouvernance. Il plaide pour une “tolérance zéro” à l’égard de la corruption, indépendamment de l’identité ou du statut des personnes concernées. “Notre avenir dépend de notre cohérence et de notre sens de la justice”, conclut-il, invitant les citoyens à aligner leurs discours et leurs actes pour bâtir un Tchad plus juste et plus responsable.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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