À la frontière tchado-soudanaise, l’afflux de réfugiés soudanais vers la localité de Tiné ne faiblit pas. Fuyant les combats, les violences et la famine qui ravagent le Darfour, des milliers de personnes traversent chaque semaine pour trouver refuge au Tchad. Dès leur arrivée, elles sont acheminées vers les camps gérés par le HCR, notamment à Touloum, Iridimi ou encore Goudran, dans la région du Wadi Fira.
Mais pour beaucoup, le sentiment de soulagement est rapidement rattrapé par une réalité plus dure : l’absence totale de distribution alimentaire depuis plusieurs mois. Sur place, les familles, déjà épuisées par la traversée, se retrouvent confrontées à de graves difficultés de survie. Dans ces camps surpeuplés, des femmes, des enfants et des personnes âgées témoignent d’une situation critique, aggravée par la pénurie de vivres.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), principal acteur de l’aide alimentaire d’urgence, est quasiment absent dans cette zone, laissant un vide humanitaire que les autres organisations peinent à combler. Les autorités locales et les humanitaires alertent sur un risque croissant de malnutrition aiguë, en particulier chez les enfants.
Face à cette crise silencieuse, les réfugiés appellent à une intervention rapide pour éviter que la faim ne devienne une catastrophe durable. Les organisations internationales, quant à elles, exhortent à une mobilisation urgente de ressources afin de répondre aux besoins essentiels des nouveaux arrivants, dont le nombre ne cesse d’augmenter.




