À l’occasion de la célébration de Pâques, une analyse signée de l’activiste Dr Brahim Oguelemi suscite le débat sur la place des communautés chrétiennes dans la gouvernance publique au Tchad. Dans un texte au ton engagé, l’auteur estime que les messages de vœux adressés chaque année aux fidèles chrétiens ne suffisent plus à masquer, selon lui, des inégalités persistantes dans l’accès aux responsabilités étatiques.
Dr Oguelemi affirme que les chrétiens seraient sous-représentés dans les postes de décision, évoquant une marginalisation perceptible à travers les nominations administratives. « Il suffit de regarder les décrets », soutient-il, pour constater une absence qu’il juge préoccupante dans plusieurs secteurs clés de l’appareil d’État. L’activiste pose ainsi la question de l’égalité des chances et de la reconnaissance des compétences, indépendamment des appartenances religieuses ou régionales.
Au-delà de la sphère institutionnelle, le texte met également en lumière des tensions sociales et économiques. L’auteur évoque des difficultés rencontrées par certains agriculteurs, dénonçant des abus liés aux conflits agro-pastoraux, ainsi qu’un sentiment d’injustice face à l’accès aux opportunités éducatives et professionnelles. Il décrit une situation où, selon lui, des diplômés qualifiés peinent à s’insérer dans le marché de l’emploi, tandis que des critères non méritocratiques primeraient dans l’attribution de certaines bourses ou postes.
Dans cette tribune, Dr Oguelemi, actuellement en exil, appelle les autorités tchadiennes à engager une réflexion profonde sur la gestion inclusive de l’État. Il plaide pour une gouvernance fondée sur l’équité, la justice sociale et la valorisation des compétences, sans distinction de religion, d’ethnie ou de région.
Ces propos, qui relèvent d’une opinion engagée, interviennent dans un contexte où les questions de cohésion sociale et de vivre-ensemble restent au cœur des enjeux nationaux. Ils pourraient relancer le débat sur la représentativité et l’équilibre au sein des institutions publiques, à un moment symbolique marqué par un appel à la paix, à la solidarité et au renouveau.




