Tchad : à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, Dr Brahim Oguelemi formule un plaidoyer pour la libération des prisonniers politiques

À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, la voix du Dr Brahim Oguelemi s’est élevée pour appeler à la libération des prisonniers politiques au Tchad. Dans un message empreint à la fois de solennité et de dénonciation, il a adressé ses vœux de fête à deux figures majeures de la scène politique nationale, Dr Succès Masra, Chef du parti politique Les Transformateurs et l'ancien proche collaborateur du chef de l'État, Idriss Youssouf Boy, actuellement incarcérées.

À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, la voix du Dr Brahim Oguelemi s’est élevée pour appeler à la libération des prisonniers politiques au Tchad. Dans un message empreint à la fois de solennité et de dénonciation, il a adressé ses vœux de fête à deux figures majeures de la scène politique nationale, Dr Succès Masra, Chef du parti politique Les Transformateurs et l’ancien proche collaborateur du chef de l’État, Idriss Youssouf Boy, actuellement incarcérées.

Dans son plaidoyer, Dr Oguelemi dénonce une situation qu’il qualifie d’injustice, estimant que l’emprisonnement du principal opposant, Dr Succès Masra, remet en question la réalité démocratique du pays. Il rappelle notamment le retour de ce dernier au Tchad dans le cadre de l’accord de Kinshasa, censé marquer une étape vers la réconciliation nationale, mais qui, selon lui, n’a pas tenu ses promesses.

Le cas de l’ancien Ministre Directeur de Cabinet, Idriss Youssouf Boy suscite également de vives critiques. L’ancien ministre, dont le procès est jugé opaque et précipité par le signataire du message, serait victime d’un traitement inéquitable. Dr Oguelemi évoque notamment une disparité dans l’application des décisions judiciaires, soulignant que d’autres coaccusés, dont About Hachim, ont recouvré la liberté, alimentant ainsi les soupçons d’un dossier à forte connotation politique.

Au-delà des cas individuels, ce plaidoyer s’inscrit dans une dénonciation plus large du fonctionnement de la justice tchadienne, que l’auteur estime sujette à des influences politiques. Il appelle à une prise de conscience collective et à des mesures concrètes pour garantir l’équité judiciaire et le respect des libertés fondamentales.

En ce jour de fête marquant la fin du mois de Ramadan, Dr Oguelemi conclut son message par un appel général à la libération de tous les prisonniers politiques du pays, estimant qu’une véritable démocratie ne saurait se construire sans justice équitable. Un message qui, au-delà du symbole religieux, relance le débat sur l’état des droits et libertés au Tchad.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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