L’Union africaine (UA) se dit extrêmement préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire dans certaines régions du Soudan du Sud, en particulier dans l’État de Jonglei, où une recrudescence des violences a entraîné le déplacement massif de populations civiles.
Dans une déclaration officielle, le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, indique que l’organisation continentale est profondément alarmée par l’escalade des affrontements et par leurs conséquences humanitaires. Il souligne que les violences en cours ont contraint un grand nombre de civils à fuir leurs foyers, aggravant une situation déjà fragile dans ce jeune État marqué par des années de conflit.
Le président de la Commission se dit également extrêmement alarmé par les informations faisant état de rhétoriques et d’actions incendiaires susceptibles de provoquer de nouvelles flambées de violence. Selon lui, ces comportements risquent d’exposer davantage la population civile, notamment les femmes et les enfants, à des dangers accrus, dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable.
Face à cette situation, l’Union africaine appelle l’ensemble des parties prenantes au conflit à faire preuve de retenue et à privilégier le règlement pacifique des différends. Mahamoud Ali Youssouf rappelle que les événements actuels vont à l’encontre de la lettre et de l’esprit de l’Accord sur le règlement du conflit au Soudan du Sud, signé dans le but de ramener une paix durable et de garantir la protection des populations.
L’UA réaffirme enfin son attachement à la mise en œuvre intégrale de cet accord de paix et exhorte les acteurs politiques et militaires sud-soudanais à respecter leurs engagements, afin d’éviter une nouvelle spirale de violences aux conséquences humanitaires et sécuritaires majeures.




