Sous haute attention diplomatique, la capitale angolaise accueille ce lundi le 7ᵉ Sommet Union africaine–Union européenne, un rendez-vous majeur qui réunit dirigeants des deux continents autour du thème : « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme efficace ».
Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, l’essor de nouveaux blocs d’influence et l’urgence de défis globaux, ce sommet apparaît comme un moment clé pour redéfinir les priorités et ajuster les mécanismes de coopération entre l’Afrique et l’Europe. Il célèbre également les 25 ans du partenariat UA–UE, un cadre longtemps perçu comme asymétrique mais aujourd’hui appelé à se réinventer sur la base de relations plus équilibrées.
Une rencontre de haut niveau, des attentes fortes
Chefs d’État et de gouvernement, ministres, chefs de délégation et représentants d’organisations internationales ont convergé vers Luanda pour deux jours d’échanges stratégiques. La table est mise pour aborder les dossiers sensibles : sécurité régionale, gouvernance, investissements, transition énergétique, changement climatique, migration et prospérité économique.
Le Tchad prend part à ces discussions avec une délégation conduite par Dr Djangbeye Guelngar Évariste, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, représentant le chef du département, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul. Le pays entend défendre ses priorités, notamment la lutte contre l’insécurité, la consolidation de la stabilité régionale dans le Sahel, l’impact du changement climatique et la nécessité d’attirer davantage d’investissements structurants.
Relancer le partenariat sur de nouvelles bases
Dans la continuité de la Vision commune UA–UE adoptée en 2017 et en cohérence avec l’Agenda 2063, le sommet de Luanda représente une étape charnière. L’Union européenne souhaite y relancer son initiative Global Gateway, dotée d’une enveloppe de 150 milliards d’euros destinée à soutenir des projets africains d’envergure dans les infrastructures, l’énergie, la transition numérique, l’éducation et la santé.
Pour les dirigeants africains, cette initiative doit dépasser la simple annonce pour devenir un levier de développement réel, aligné sur les priorités nationales et respectueux des souverainetés. La question d’un partenariat davantage responsable et mutuellement bénéfique occupe d’ailleurs une place centrale dans les discussions.
Le multilatéralisme, pierre angulaire d’un avenir partagé
En plaçant le multilatéralisme au cœur du sommet, l’Union africaine et l’Union européenne reconnaissent l’urgence de renforcer les mécanismes de coopération internationale face aux crises mondiales. Pour les pays africains, dont le Tchad, ce cadre représente une plateforme essentielle pour affirmer leurs positions et rappeler que la paix durable et la prospérité partagée ne peuvent être atteintes que dans un système international plus juste et plus inclusif.
Alors que les travaux se poursuivent, Luanda apparaît déjà comme un moment de clarification stratégique. Le sommet ouvre la voie à un partenariat repensé, adapté aux défis contemporains, et porteur de nouvelles opportunités pour les peuples des deux continents.




