Sommet de l’OEACP : Azali Assoumani plaide pour une transformation structurelle des économies du Sud

En visite d’État à Malabo, le président comorien Azali Assoumani a pris part, samedi 28 mars 2026, au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, une rencontre stratégique marquée par les défis globaux et les perspectives de transformation des pays du Sud.

En visite d’État à Malabo, le président comorien Azali Assoumani a pris part, samedi 28 mars 2026, au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, une rencontre stratégique marquée par les défis globaux et les perspectives de transformation des pays du Sud.

Dans un contexte international en profonde mutation, le chef de l’État comorien a situé les débats au croisement de plusieurs dynamiques majeures : aggravation des effets du changement climatique, persistance des tensions géopolitiques et accélération des révolutions numériques. Face à ces enjeux, il a appelé à une réponse collective ambitieuse, fondée sur la résilience et l’innovation.

Au cœur de son intervention, la question climatique a occupé une place centrale. Azali Assoumani a rappelé la vulnérabilité particulière des États insulaires, notamment les Comores, qui subissent de plein fouet les effets du réchauffement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales. Il a ainsi exhorté les partenaires à transformer cette fragilité en levier de développement, en misant sur les énergies renouvelables et l’économie bleue.

Abordant la question du numérique, le dirigeant comorien a insisté sur un changement de paradigme : au-delà de l’accès aux technologies, les pays membres doivent désormais viser leur appropriation. Selon lui, la souveraineté numérique passe par la capacité à innover, produire et créer de la valeur localement, afin de sortir d’une dépendance structurelle.

Le président a également plaidé pour une meilleure valorisation des ressources naturelles et une industrialisation plus enracinée dans les réalités locales. Une telle orientation, a-t-il souligné, permettrait de générer des emplois, notamment pour les jeunes, tout en renforçant l’intégration des économies de l’OEACP dans les chaînes de valeur mondiales.

Sur le plan du financement du développement, Azali Assoumani a appelé à une réforme des mécanismes internationaux, jugés inadaptés aux réalités des pays en développement. Il a notamment mis en avant l’importance d’outils innovants, tels que l’indice de vulnérabilité multidimensionnelle, pour garantir un accès plus équitable aux financements.

Enfin, dans un contexte international marqué par des tensions persistantes, le président comorien a lancé un appel en faveur de la paix, plaidant pour un cessez-le-feu immédiat au Proche et Moyen-Orient. Évoquant la situation des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, il a insisté sur la nécessité d’un retour au dialogue, rappelant le rôle essentiel du multilatéralisme dans la résolution des crises.

Ce sommet, qui coïncide avec le 50ᵉ anniversaire de l’OEACP, se veut à la fois un moment de bilan et de projection. Pour les États membres, l’enjeu est désormais clair : traduire les engagements politiques en actions concrètes. Les travaux se poursuivent jusqu’au 29 mars, avec l’ambition de définir des orientations durables pour l’avenir du partenariat ACP.

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