À l’instar de la communauté internationale, le Tchad a commémoré ce lundi 1er décembre 2025 la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, placée cette année sous le thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida ». À cette occasion, la secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Toralta Joséphine, a livré une déclaration marquant la détermination du pays à renforcer la lutte contre l’épidémie.
Dans son allocution, Dr Toralta Joséphine a souligné que cette journée constitue un moment de mémoire et de mobilisation, rappelant « les combats menés, les vies sauvées, les progrès accomplis, mais aussi les menaces persistantes ». Elle a réaffirmé la volonté collective d’œuvrer pour que le VIH/Sida cesse d’être une menace pour la santé publique au Tchad.
La secrétaire générale a également alerté sur l’impact négatif des réductions des financements internationaux, qui fragilisent les services de prévention, de dépistage, de prise en charge communautaire et de soutien aux groupes les plus vulnérables, notamment les jeunes, les femmes et les populations marginalisées. Toutefois, elle a mis en avant la résilience des pays et des communautés, capables de se mobiliser pour préserver les acquis et renforcer la riposte.
Malgré ces défis, a-t-elle insisté, le Tchad a opté pour la résilience. Sous l’impulsion du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, et avec le soutien constant des partenaires, le pays a consolidé une approche centrée sur les communautés et orientée vers la protection des progrès réalisés.
Dr Toralta Joséphine a réaffirmé l’engagement du gouvernement à augmenter progressivement les ressources domestiques consacrées au VIH, à renforcer la gouvernance et l’efficacité des programmes, et à accélérer la mise en œuvre du Plan stratégique national conjoint 2024-2028. Elle a toutefois rappelé que « aucun pays ne peut affronter seul un tel défi », appelant à une solidarité internationale renforcée pour atteindre l’objectif d’une épidémie contrôlée d’ici 2030.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte mondial où les perturbations économiques, sanitaires et sécuritaires menacent les efforts de lutte contre le VIH, mais où l’espoir demeure grâce à la mobilisation conjointe des États, des partenaires et des communautés.




