Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a reçu ce matin une délégation du bureau régional de l’UNFPA conduite par Dr Edwige Adekambi Domingo, Directrice régionale par intérim du projet SWEDD. Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur les avancées enregistrées dans le secteur de la santé, notamment en matière de santé de la reproduction, de planification familiale et de prise en charge des fistules obstétricales, tout en explorant les perspectives offertes par le projet SWEDD+.
Au nom de l’UNFPA, Dr Edwige Adekambi Domingo a adressé ses vœux de stabilité, de prospérité et de progrès au ministère et à l’ensemble du personnel sanitaire. Elle a salué les efforts déployés sous le leadership du ministre, soulignant les résultats obtenus au cours des dix dernières années de mise en œuvre du projet SWEDD au Tchad. Selon elle, les expériences réussies du pays méritent d’être capitalisées et partagées à l’échelle régionale.
Les échanges ont porté sur le projet SWEDD+, conçu en réponse aux recommandations des chefs d’État face aux défis majeurs du Sahel, notamment l’insécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes et des filles, qui représentent près de 50 % de la population selon les recensements. Initialement lancé dans six pays, le projet SWEDD couvre désormais douze pays, tandis que SWEDD+ étend son action au-delà de l’espace sahélien.
Dr Edwige Adekambi Domingo a également félicité le Tchad pour l’extension de la prise en charge des fistules obstétricales hors de N’Djamena, ainsi que pour la formation de personnels qualifiés. Elle a réaffirmé la volonté de l’UNFPA d’accompagner le pays afin d’institutionnaliser cette prise en charge au sein du système de santé, tout en intégrant une approche communautaire.
Prenant la parole, le ministre Dr Abdelmadjid Abderahim a remercié l’UNFPA et la Banque mondiale pour leur appui constant. Il a rappelé que le projet SWEDD a permis le recrutement et l’affectation de sages-femmes, le renforcement des directions techniques de la pharmacie et des laboratoires, ainsi que l’amélioration de la distribution des médicaments jusqu’au dernier kilomètre. Face aux défis liés à l’afflux des réfugiés, à la malnutrition et aux inondations, le ministre a plaidé pour le renouvellement des équipements médico-techniques et a réaffirmé la vision des autorités du pays de moderniser le système de santé tchadien en s’appuyant sur ses six piliers fondamentaux.




