Le tribunal militaire de Kalemie a ouvert, le vendredi 19 décembre 2025, le procès d’environ 100 soldats des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et agents de police poursuivis pour « désertion ». Cette procédure fait suite à la chute de la ville stratégique d’Uvira, dans le Sud-Kivu, tombée récemment aux mains des rebelles du M23, affiliés à l’Alliance des Forces du Congo (AFC/M23).
Selon les autorités militaires, les prévenus sont accusés d’avoir abandonné leurs positions face à l’avancée des insurgés, compromettant ainsi la sécurité de la région et la défense de la population civile. Le procès, qui se tient dans la province voisine du Tanganyika, marque une étape importante dans la lutte du gouvernement congolais contre l’impunité au sein de ses forces de sécurité et vise à envoyer un message fort sur la discipline militaire et la responsabilité des agents de l’État.
Alors que la situation sécuritaire reste tendue dans l’Est du pays, ce procès intervient dans un contexte de pression accrue sur l’armée congolaise pour reprendre le contrôle des territoires perdus et renforcer la protection des civils confrontés aux violences récurrentes du M23. Les observateurs militaires et humanitaires suivent de près cette affaire, qui pourrait avoir des implications importantes sur le moral des troupes et la stabilité dans la région.




