Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, le 19 janvier 2026 à Kinshasa, la mise en œuvre d’un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs, dans l’est du pays. Cette initiative vise à rétablir durablement la sécurité, protéger les populations civiles et favoriser la stabilisation sociale dans cette zone longtemps marquée par l’insécurité.
Selon le communiqué officiel, ce plan intègre des mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires coordonnées, dans un contexte de retrait forcé de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira. Les autorités congolaises estiment toutefois que ce retrait, qualifié de ponctuel, ne saurait être interprété comme un acte de bonne foi ni comme la fin de l’agression, évoquant des actes répétés de pillage, de désordre prémédité et de stigmatisation communautaire ayant fragilisé la cohésion sociale.
Le gouvernement congolais insiste sur le fait que la seule issue acceptable demeure le départ total, effectif et sans condition des forces rwandaises et de leurs alliés de l’ensemble du territoire national. Cette position s’inscrit dans le cadre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, des engagements issus de l’accord de Washington du 27 juin 2025 et du processus de Doha.
Dans cette dynamique, les Forces armées de la RDC (FARDC), la Police nationale congolaise et les autres services de sécurité poursuivent leur retour progressif et ordonné à Uvira afin de rétablir l’autorité de l’État, sécuriser les personnes et leurs biens, et contenir les effets du chaos laissé, selon Kinshasa, par les forces rwandaises et leurs supplétifs.
Le communiqué dénonce par ailleurs la déportation de populations civiles, notamment au sein de la communauté banyamulenge, dont certains membres auraient été contraints de quitter Uvira. Le gouvernement considère ces pratiques comme une grave atteinte aux droits fondamentaux et salue la responsabilité de cette communauté, qui refuse, selon lui, de servir de prétexte à l’agression.
Enfin, les autorités appellent l’ensemble de la population au calme, à la retenue et à la vigilance face aux tentatives de manipulation, de désinformation et aux discours de stigmatisation susceptibles d’alimenter les tensions et de compromettre les efforts de paix.




