Dans une nouvelle mesure de rigueur budgétaire, le gouvernement de la République du Congo a décidé de suspendre jusqu’à la fin de l’année toutes les missions à l’étranger des ministres, hauts fonctionnaires et agents de l’État. Seul le président de la République est exclu de cette restriction.
Cette décision, qui concerne les déplacements financés par le budget général de l’État, mais aussi ceux pris en charge par les établissements publics administratifs (EPA) ou industriels et commerciaux (EPIC), vise à rationaliser les dépenses publiques dans un contexte économique difficile.
Ce n’est pas la première fois que Brazzaville tente de freiner la dérive des frais de mission. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso avait déjà pris une mesure similaire le 14 octobre 2024, en publiant une circulaire pour réduire les charges de l’État.
Avec cette nouvelle suspension, les autorités congolaises espèrent réaliser des économies substantielles et affecter les ressources à d’autres priorités nationales. Reste à savoir si cette mesure suffira à enrayer durablement les dépenses jugées non essentielles.