Le 18 février, l’Angola propose l’instauration d’un cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre d’une relance des efforts diplomatiques pour mettre fin aux violences persistantes dans cette région en proie à l’insécurité armée, selon des médias angolais.
Le président angolais João Lourenço prépare un dialogue intercongolais destiné à favoriser une sortie de crise par la voie pacifique. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du processus de Luanda, lancé en 2022 sous sa présidence, dont l’objectif principal est de contribuer à la normalisation des relations entre la RDC et le Rwanda, régulièrement mises à mal par les accusations liées au conflit dans l’est congolais.
En parallèle, le processus de Nairobi poursuit ses propres démarches en vue d’arracher un compromis politique et sécuritaire entre les différentes parties impliquées dans la crise à l’est de la RDC. Ces deux cadres de médiation sont actuellement réactivés sous l’égide de l’Union africaine, avec l’implication de plusieurs pays facilitateurs, notamment l’Angola, le Togo et le Nigeria, dans l’espoir de redonner un élan aux négociations.
Sur le terrain diplomatique, la tension reste vive entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir directement le mouvement rebelle du M23, actif dans le Nord-Kivu, une accusation que Kigali rejette de manière constante. Cette divergence demeure l’un des principaux points de blocage à la désescalade durable du conflit.
Si elle est acceptée et respectée par les parties concernées, la proposition de cessez-le-feu à compter du 18 février pourrait constituer un premier pas vers l’apaisement des hostilités et la reprise d’un dialogue politique plus inclusif, dans une région où les populations civiles continuent de payer le prix fort des affrontements armés.




