La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a procédé au lancement officiel du programme des cantines scolaires dans la province du Tanganyika, marquant une nouvelle étape dans la réforme du système éducatif et la lutte contre la faim en milieu scolaire.
La cérémonie, organisée à Kalemie, consacre le démarrage effectif d’un déploiement progressif à l’échelle nationale. Le programme prévoit la distribution quotidienne d’au moins un repas équilibré aux élèves bénéficiaires, avec pour objectif de renforcer l’assiduité, d’améliorer les performances scolaires et de réduire le décrochage lié à la précarité alimentaire.
« La gratuité de l’enseignement a ouvert les portes de l’école. Aujourd’hui, nous consolidons cette réforme (…) Un pays se transforme avec des enfants en bonne santé, instruits et confiants », a déclaré la Cheffe du Gouvernement devant les autorités provinciales, les partenaires techniques et les communautés éducatives.
Financé par le Gouvernement congolais, le programme bénéficie de l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence française de développement (AFD). Cette collaboration vise à garantir la qualité nutritionnelle des repas, la régularité des approvisionnements et la viabilité du mécanisme sur le long terme.
Au-delà de l’aspect social, l’initiative intègre un volet d’agriculture scolaire destiné à soutenir les marchés locaux et à dynamiser les économies communautaires. En privilégiant les achats auprès des producteurs locaux, le gouvernement entend créer un cercle vertueux entre écoles, agriculteurs et ménages.
L’extension progressive du programme s’inscrit dans la Stratégie nationale de l’alimentation scolaire 2025-2030. Elle constitue l’un des axes majeurs du quatrième pilier du Programme d’actions du gouvernement (PAG) 2024-2028, consacré au renforcement du capital humain et à l’accès aux services sociaux de base.
Avec ce lancement à Kalemie, le Gouvernement Suminwa affiche sa volonté de consolider les acquis de la gratuité de l’enseignement en y adossant un dispositif nutritionnel structurant, perçu comme un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions d’apprentissage en République démocratique du Congo.




