La Cour des comptes a tenu sa toute première rentrée judiciaire de l’année lors d’une cérémonie officielle marquée par la présence du Félix Tshisekedi, Chef de l’État. Cet événement solennel consacre une nouvelle étape dans le fonctionnement de cette haute juridiction financière, appelée à jouer un rôle central dans le contrôle de la gestion des finances publiques et le renforcement de la gouvernance en République démocratique du Congo.
Dans son allocution, le Premier Président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga, a mis un accent particulier sur la notion de redevabilité. Il l’a définie comme une exigence fondamentale, à la fois morale, juridique et démocratique, qui s’impose à tout gestionnaire public. Selon lui, rendre compte de l’utilisation des biens et des fonds publics n’est pas une option, mais une obligation inhérente à l’exercice de responsabilités publiques, condition essentielle de la confiance entre l’État et les citoyens.
De son côté, le Procureur Général près la Cour des comptes, Guy Tshipata Mulumba, a consacré sa mercuriale à la problématique des poursuites liées à la gestion de fait. Il a rappelé que la Cour demeure compétente pour sanctionner toute personne qui manipule ou administre des deniers publics sans y être légalement habilitée, soulignant ainsi la volonté de l’institution de lutter efficacement contre les pratiques irrégulières et l’impunité financière.
À travers cette rentrée judiciaire, la Cour des comptes affirme son engagement à assumer pleinement son rôle de gardienne de l’orthodoxie financière et de la transparence dans la gestion publique. Une dynamique qui s’inscrit dans la vision des autorités congolaises de consolider l’État de droit et d’améliorer la gouvernance économique au bénéfice de la population.

