Le somptueux Fleuve Congo Hôtel a servi de cadre à une cérémonie symbolique : le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, y a officiellement baptisé l’ouvrage « L’Afrique peut nourrir le monde », signé par l’homme d’affaires belge George Arthur Forrest.
Dans un contexte où la question de la souveraineté alimentaire s’impose comme un défi continental, le Chef de l’État congolais a salué un livre visionnaire qu’il qualifie de « bible » pour tous ceux qui croient en la primauté de l’agriculture sur l’exploitation minière. « Il faut rêver d’une Afrique nourricière, capable de subvenir à ses besoins grâce à ses propres terres », a-t-il martelé.
Un plaidoyer pour une révolution agricole
George Forrest, connu pour ses activités dans l’énergie, les travaux publics, l’agroalimentaire et la philanthropie en Afrique, y défend une thèse forte : le continent peut et doit nourrir le monde, à condition de changer de paradigme. Pour lui, il est temps que les Africains consomment ce que leur terre produit, dans une dynamique d’autonomie économique et de développement durable.
Présent à la cérémonie, le poète sénégalais Amidou Sall n’a pas manqué de souligner la portée symbolique et littéraire de l’ouvrage, qu’il décrit comme « un hymne poignant pour une Afrique debout, souveraine et conquérante ».
Un message au-delà des frontières
En pleine mutation géopolitique et climatique, le message de George Forrest trouve un écho particulier. Il invite à repenser les politiques agricoles africaines et à réorienter les investissements vers un secteur souvent relégué au second plan.
Avec ce livre, George Forrest ne s’adresse pas seulement aux décideurs, mais à toute une génération appelée à bâtir un nouveau récit : celui d’une Afrique qui se nourrit par elle-même, et qui exporte non plus ses matières premières, mais sa vision, son savoir-faire et sa résilience.



