RCA : le CICR alerte sur la persistance de l’instabilité sécuritaire et de la fragilité humanitaire

La République centrafricaine continue de faire face à une situation sécuritaire et humanitaire préoccupante, en particulier dans le sud-est du pays, en proie à des violences persistantes liées notamment à la présence de la milice Azandé Ani Kpi Gbè. C’est le constat dressé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à l’issue d’une analyse de l’évolution récente du contexte sécuritaire national.

La République centrafricaine continue de faire face à une situation sécuritaire et humanitaire préoccupante, en particulier dans le sud-est du pays, en proie à des violences persistantes liées notamment à la présence de la milice Azandé Ani Kpi Gbè. C’est le constat dressé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à l’issue d’une analyse de l’évolution récente du contexte sécuritaire national.

Selon Philipp Bauvert, chef de la délégation du CICR en Centrafrique, l’année 2025 a été marquée par une relative accalmie sur le plan sécuritaire, rendue possible grâce à des accords de cessez-le-feu et de désarmement. Toutefois, cette amélioration reste fragile et inégalement répartie. Le sud-est du pays demeure particulièrement exposé à une recrudescence des violences, compromettant la sécurité des populations civiles et entravant les efforts de stabilisation.

« Ces incidents illustrent la persistance des violences dans certaines provinces », a souligné Philipp Bauvert, précisant que cette insécurité constitue une menace supplémentaire tant pour les communautés locales, régulièrement contraintes au déplacement, que pour les acteurs humanitaires présents sur le terrain. Les attaques et tensions armées limitent l’accès à certaines zones et compliquent l’acheminement de l’aide humanitaire.

Cette dégradation sécuritaire a des répercussions directes sur la situation humanitaire, déjà fragile. Les déplacements de populations se multiplient, aggravant les besoins en assistance, tandis que les services sociaux de base restent insuffisants pour une large partie de la population. À cela s’ajoute l’impact de la crise soudanaise, avec l’arrivée continue de réfugiés et de rapatriés en République centrafricaine, accentuant la pression sur les ressources locales et les capacités d’accueil.

Face à ce contexte complexe, le CICR réaffirme son engagement à rester aux côtés des populations affectées. « Globalement, la République centrafricaine demeure confrontée à une instabilité sécuritaire et à une fragilité humanitaire », a conclu Philipp Bauvert, soulignant que l’organisation humanitaire maintient sa présence et ses actions afin de répondre aux besoins essentiels des communautés les plus vulnérables.

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