
La publication des arrêtés ministériels n°11 et n°12, en date du 26 juin 2025, marque un tournant préoccupant dans les relations déjà tendues entre le pouvoir central et la société civile tchadienne. Le premier interdit les activités du mouvement citoyen Le Temps ainsi que de la branche politique de Wakit Tama, deux entités connues pour leur engagement critique face à la gouvernance actuelle. Le second acte la dissolution de deux associations : l’Association des Jeunes pour l’Animation et le Développement Rural (AJADR) et la Coordination Nationale des Jeunes pour la Paix et le Développement au Tchad (CONAJEPDT). Ces décisions, signées par le ministre d'État en charge de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, soulèvent de sérieuses interrogations sur l’espace de liberté accordé aux voix citoyennes dans un contexte de la refondation du pays censé s’ouvrir à davantage de participation.









