Réunis dans la capitale burkinabè, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont regretté, ce mercredi, l’absence de poursuite des discussions engagées ces derniers mois avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une position exprimée avec fermeté par Abdoulaye Diop, chef de la diplomatie malienne et porte-voix de l’organisation sahélienne.
« Il est regrettable que, malgré la disponibilité maintes fois affichée de la Confédération AES (…) l’Organisation sous-régionale n’ait pas saisi ces opportunités pour poursuivre les discussions », a déclaré le ministre malien. Il a rappelé que la rencontre du 22 mai 2025 à Bamako, qui avait réuni les ministres des Affaires étrangères des pays de l’AES et le président de la Commission de la CEDEAO, avait pourtant ouvert une dynamique constructive susceptible de relancer la coopération entre les deux blocs.
Selon Abdoulaye Diop, l’absence d’engagement de la CEDEAO dans la suite des échanges constitue un frein à la recherche d’une entente régionale pourtant essentielle. « Ensemble, les deux structures représentent les aspirations de tous les pays de notre sous-région ouest-africaine », a-t-il insisté, soulignant l’importance stratégique d’un dialogue ouvert dans un contexte géopolitique tendu.
Cette déclaration intervient alors que les relations entre l’AES, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger et la CEDEAO restent marquées par des divergences politiques depuis les changements de régime survenus dans ces pays. Les autorités de la confédération sahélienne réaffirment toutefois leur volonté de maintenir la porte ouverte à la concertation, estimant qu’une coopération rénovée pourrait favoriser la stabilité et l’intégration régionale.
La réunion ministérielle d’Ouagadougou s’inscrit dans les efforts continus de l’AES pour définir sa vision diplomatique et affirmer son positionnement face aux autres organisations sous-régionales.




