La question de l’éducation des jeunes filles était au cœur d’un dialogue communautaire organisé dans la soirée du samedi 17 janvier 2026 au 2ᵉ arrondissement de N’Djamena. Placée sous le thème « Entre tradition et modernité : quelle éducation pour la jeune femme tchadienne ? », cette rencontre a rassemblé divers acteurs autour d’une réflexion commune sur les enjeux éducatifs, sociaux et culturels qui façonnent l’avenir des jeunes filles dans un contexte de mutation sociale accélérée.
L’initiative, tenue sous le haut patronage de Mme Naï Hortense Ahmadou Payanfou, Administratrice déléguée du 2ᵉ arrondissement, s’est voulue un cadre d’échanges inclusif visant à concilier héritage culturel et exigences contemporaines. Autorités municipales, responsables éducatifs, leaders communautaires et représentants de la société civile ont ainsi confronté leurs points de vue sur les obstacles persistants à la scolarisation des filles et les leviers à actionner pour favoriser leur épanouissement.
La cérémonie a enregistré la présence de la maire adjointe, Mme Aché Ahmat Hamat, de responsables municipaux, de délégués de quartiers, de chefs de carrés, de responsables d’établissements scolaires, d’élèves ainsi que d’acteurs de la sécurité. Cette diversité de participants a illustré la nécessité d’une mobilisation collective pour promouvoir une éducation inclusive, adaptée aux réalités locales et aux défis imposés par la modernité.
Dans son allocution, Mme l’Administratrice déléguée a rappelé que l’éducation de la jeune fille constitue un enjeu stratégique pour le développement du Tchad. Elle a souligné que cette priorité s’inscrit pleinement dans la vision politique du Chef de l’État, à travers les 12 chantiers et 100 actions, qui accordent une place centrale à l’autonomisation des femmes et au renforcement du capital humain.
Portée par plusieurs organisations de la société civile, dont l’Association des Jeunes Panafricanistes, le Groupement ATADAMOUN pour les Veuves et Orphelins et l’Association Tchadienne pour l’Épanouissement de la Femme et de l’Enfant, cette activité de sensibilisation a mis en évidence l’engagement des acteurs associatifs en faveur de la promotion des droits des femmes et de l’accès équitable des filles à l’éducation.
À l’issue des échanges, les participants ont appelé à une synergie renforcée entre familles, communautés, institutions éducatives et pouvoirs publics afin de garantir à chaque jeune fille un parcours éducatif équilibré, capable de préserver les valeurs culturelles tout en ouvrant la voie aux opportunités offertes par la modernité.




