En marge de la COP30, le maire de N’Djaména, Senoussi Hassana Abdoulaye, a rencontré ce mercredi Dr Al-Hamdou Dorsouma, Chef de division à la Banque africaine de développement (BAD) en charge du changement climatique et de la croissance verte. Une entrevue qui s’inscrit dans la volonté de la capitale tchadienne de s’engager pleinement dans la transition écologique et de renforcer sa résilience face aux effets du changement climatique.
Le maire a profité de cet échange pour présenter les grandes lignes de la feuille de route municipale visant à transformer N’Djaména en une ville durable, plus verte et mieux préparée aux défis environnementaux. Selon Senoussi Hassana Abdoulaye, cette vision repose sur « une approche intégrée de développement urbain », articulée autour de la planification écologique, de la gestion durable des déchets, de la mobilité urbaine et de la restauration des espaces verts.
Conscient de la nécessité d’un accompagnement technique et financier, le maire a sollicité le soutien de la BAD pour la réalisation d’études de vulnérabilité climatique et pour une orientation dans le processus d’éligibilité aux différents guichets de financement de l’institution. Il a insisté sur le rôle que pourrait jouer la Banque dans l’appui aux projets municipaux liés à l’adaptation et à l’atténuation des effets du climat.
En réponse, Dr Al-Hamdou Dorsouma a salué cette initiative qu’il qualifie de « démarche exemplaire d’une collectivité africaine proactive ». Il a souligné que la participation de N’Djaména à la COP30 témoigne d’une prise de conscience accrue des enjeux climatiques au niveau local. « C’est encourageant de voir une capitale africaine s’intéresser aux instruments et opportunités offerts par la BAD pour renforcer la résilience urbaine », a-t-il déclaré.
Le représentant de la Banque africaine de développement a présenté au maire les mécanismes de financement disponibles pour les villes engagées dans la transition verte, notamment à travers les programmes de résilience urbaine, les fonds climatiques et les projets de croissance verte inclusive. Il a assuré que la BAD est disposée à accompagner la Commune de N’Djaména dans la mise en œuvre de ses projets, en l’aidant à identifier les priorités, à élaborer des propositions solides et à mobiliser les ressources nécessaires.
Cette rencontre marque une étape importante dans la coopération entre la BAD et la Ville de N’Djaména, qui cherche à s’affirmer comme un acteur engagé dans la lutte contre le changement climatique. À travers cette démarche, la capitale tchadienne aspire à devenir un modèle de planification urbaine résiliente dans la région du Sahel, où les villes sont particulièrement exposées aux chocs climatiques.
En participant à la COP30, N’Djaména affiche clairement son ambition de faire partie des villes africaines tournées vers l’avenir, prêtes à innover pour concilier développement, inclusion et durabilité.




