Les États-Unis ont élargi la liste des pays dont les ressortissants sont soumis au versement d’une caution financière pour l’obtention d’un visa d’entrée sur leur territoire. Selon le département d’État américain, cette mesure, entrée en vigueur le 1er janvier, concerne désormais plusieurs nouveaux pays, en majorité africains.
Sont visés par cette décision la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Namibie et le Botswana. À ces États africains s’ajoutent également le Turkménistan et le Bhoutan. Les ressortissants de ces pays devront désormais déposer une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains pour pouvoir entrer aux États-Unis.
Avec ces nouvelles intégrations, le nombre total de pays soumis à cette exigence passe à treize. La liste comprend principalement des nations africaines, parmi lesquelles figurent déjà la Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, la Tanzanie, la Gambie, le Malawi et la Zambie.
Les autorités américaines précisent que le versement de cette caution ne constitue pas une garantie d’obtention du visa. Toutefois, le montant déposé sera remboursé en cas de refus, selon les informations rapportées par les médias. Cette mesure s’inscrit dans la volonté de Washington de renforcer le contrôle des flux migratoires et de limiter les cas de dépassement de séjour sur le territoire américain.
Cette nouvelle disposition vient s’ajouter à d’autres exigences déjà en vigueur pour les demandeurs de visa américain. Ceux-ci doivent notamment passer des entretiens en personne, divulguer l’historique de leurs réseaux sociaux, fournir des détails sur leurs voyages antérieurs ainsi que sur leurs conditions de vie personnelles.
Cette décision intervient dans un contexte diplomatique marqué par des tensions autour des politiques de visas. Auparavant, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient instauré des interdictions réciproques de délivrance de visas aux citoyens américains, illustrant une détérioration des relations consulaires entre Washington et certains pays de la région sahélienne.
L’élargissement de cette mesure pourrait ainsi compliquer davantage la mobilité des ressortissants des pays concernés vers les États-Unis, tout en relançant le débat sur l’impact des politiques migratoires restrictives et leurs conséquences sur les relations internationales.



