La province du Mayo-Kebbi Ouest a donné, ce mardi, le coup d’envoi officiel des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. La cérémonie, présidée par le Délégué Général du Gouvernement, Abdelmanane Khatab, s’est tenue à Pala en présence de responsables administratifs, de leaders communautaires, d’organisations féminines et de partenaires locaux.
Placée sous le thème : « Tous unis pour mettre fin aux violences numériques faites aux femmes et aux filles », l’initiative ambitionne de sensibiliser les communautés aux risques croissants de violences dans l’espace numérique, un phénomène en constante progression avec l’expansion des technologies et des réseaux sociaux.
Informer, former et protéger
Au cours de la cérémonie d’ouverture, plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour combattre ces formes de violence souvent invisibles : cyberharcèlement, chantage à l’image, discours de haine ou exploitation en ligne.
Selon eux, l’éducation numérique, l’accès à l’information et le renforcement des capacités des femmes et des filles constituent des outils essentiels pour réduire leur vulnérabilité face à ces abus.
Durant ces 16 jours, des ateliers, séances d’information et rencontres de sensibilisation seront organisés dans différents localités de la province. Objectif : fournir un accompagnement aux victimes, encourager les signalements et promouvoir une utilisation responsable et sécurisée des outils numériques.
Un engagement pour l’égalité et la sécurité
En soutenant cette campagne internationale, les autorités du Mayo-Kebbi Ouest entendent renforcer la lutte pour l’égalité des genres et encourager un changement profond dans les comportements sociaux.
Le Délégué Général du Gouvernement a rappelé que la protection des femmes et des filles face aux violences, qu’elles soient physiques ou digitales, reste « une priorité absolue » pour bâtir une société plus juste et inclusive.
Le lancement de ces 16 jours d’activisme marque ainsi une étape déterminante dans la promotion d’un environnement numérique plus sûr, plus respectueux et davantage protecteur des droits des femmes et des jeunes filles.




