Mali : vers la création d’un Office des Substances précieuses pour mieux encadrer le secteur aurifère

Le gouvernement du Mali franchit une nouvelle étape dans la réorganisation de son secteur minier. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté des textes visant à créer un Office des Substances précieuses, une structure appelée à jouer un rôle clé dans la gestion et la valorisation des ressources minières du pays.


Selon un communiqué officiel, cette initiative répond à la nécessité de mieux encadrer un secteur jugé stratégique pour l’économie nationale. « Le secteur des substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale.

Il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses », précise le document.


Avec cette réforme, les autorités maliennes ambitionnent de reprendre un meilleur contrôle sur les circuits de production et de commercialisation de l’or, en particulier celui provenant de l’exploitation artisanale. Ce segment, souvent informel, échappe en grande partie aux mécanismes de régulation étatique, favorisant les pertes de revenus pour l’État ainsi que les risques liés à la fraude et à la contrebande.


La mise en place de cet Office devrait ainsi permettre de structurer davantage la filière, d’améliorer la traçabilité de l’or et de garantir une meilleure sécurisation des transactions. À terme, le gouvernement espère également accroître les recettes publiques issues de ce secteur et renforcer la transparence dans son fonctionnement.


Il faut dire que l’or constitue un pilier de l’économie malienne. D’après les autorités, il contribue à hauteur de 9,2 % au produit intérieur brut (PIB), faisant du pays l’un des principaux producteurs du métal précieux en Afrique de l’Ouest. Dans ce contexte, la création d’un organe dédié apparaît comme une réponse stratégique aux enjeux économiques et sécuritaires liés à cette ressource.


Cette réforme s’inscrit plus largement dans une volonté affichée des autorités de moderniser la gouvernance du secteur extractif et d’en faire un levier de développement durable, dans un pays où les ressources naturelles demeurent au cœur des équilibres économiques.

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