Mali : les douanes saisissent 300 kilos de mercure destinés à l’orpaillage illégal

Les services des douanes maliennes ont procédé à une importante saisie de mercure, mettant en lumière les dangers persistants liés à l’orpaillage artisanal illégal. Au total, 300 kilos de ce métal hautement toxique ont été interceptés le 9 janvier dernier lors d’un contrôle de sécurité, selon un communiqué officiel publié samedi.


La cargaison était dissimulée dans neuf bonbonnes transportées à bord d’un véhicule circulant à grande vitesse. Alertés par l’attitude du conducteur, les agents ont décidé de l’interpeller à un poste de sécurité. Lors de son audition, celui-ci a fourni des explications jugées confuses et peu convaincantes sur son itinéraire, poussant les forces de l’ordre à procéder à une fouille approfondie du véhicule.


Le mercure est un produit strictement réglementé au Mali en raison de sa dangerosité pour la santé humaine et l’environnement. Pourtant, il est largement détourné de ses usages légaux pour être utilisé dans l’orpaillage artisanal illégal, une pratique répandue dans plusieurs régions du pays. Ce métal est notamment employé pour amalgamer l’or, un procédé rudimentaire mais extrêmement polluant.


Selon la presse locale, l’utilisation incontrôlée du mercure entraîne de graves conséquences écologiques, avec une contamination durable des sols et des cours d’eau. Les populations vivant à proximité des sites d’orpaillage sont particulièrement exposées, avec des risques accrus de maladies neurologiques et de troubles sanitaires liés à l’intoxication.


Cette saisie intervient dans un contexte de renforcement des contrôles par les autorités maliennes, qui multiplient les opérations pour lutter contre les trafics de produits dangereux et l’exploitation illégale des ressources naturelles. Les douanes ont réaffirmé leur détermination à endiguer ces pratiques et à traduire les auteurs de tels trafics devant la justice.


Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’origine et la destination finale de cette cargaison de mercure, ainsi que d’identifier d’éventuels réseaux impliqués dans ce trafic illicite.

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