Le Président de la République et Président de la Réforme, Michaël Randrianirina, a officiellement présidé ce 19 novembre 2025, au Palais d’Iavoloha, la réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), la première sous son mandat depuis son accession au pouvoir. Cette rencontre marque une étape clé dans le vaste chantier de refondation institutionnelle engagé par les nouvelles autorités malgaches.
Dans son allocution, le Chef de l’État a réaffirmé la place centrale de la justice dans la lutte contre la corruption, déclarant que « les juges et la Justice sont la première ligne dans le combat contre les pratiques illicites ». Il a insisté sur la nécessité d’un renouvellement régulier des responsabilités au sein de la haute magistrature, proposant un système de rotation des postes limité entre deux et quatre ans. Une mesure visant à encourager la transparence, à réduire les risques d’abus de pouvoir et à permettre à chaque magistrat de contribuer pleinement au bon fonctionnement de l’institution.
Le Président a également appelé à une attention particulière pour les magistrats ayant subi des pressions ou des abus sous le précédent régime, ainsi qu’à l’examen du cas des prisonniers politiques encore incarcérés. Sollicitant la collaboration active de la profession, il a invité les juges à soumettre des propositions afin d’ouvrir la voie à des mesures de clémence et de réconciliation nationale.
Du côté du ministère de la Justice, les responsables ont assuré que les directives concernant la mobilité et la rotation des magistrats ont été bien reçues et pourront être mises en œuvre efficacement. Bien que la loi prévoie une réunion du CSM tous les deux mois, les contraintes logistiques ont jusque-là freiné son application. Les autorités affirment désormais travailler à rétablir ce rythme institutionnel.
Cette première session présidée par Michaël Randrianirina envoie un signal fort : restaurer la confiance entre la population et la Justice, et inscrire la magistrature au cœur du processus de réforme de l’État.




