Liban : l’ONU condamne l’attaque qui a touché des Casques bleus ghanéens

Une attaque contre une base de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a fait trois blessés parmi les Casques bleus ghanéens, a annoncé vendredi l’ONU, soulevant l’indignation du secrétaire général Antonio Guterres.

Une attaque contre une base de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a fait trois blessés parmi les Casques bleus ghanéens, a annoncé vendredi l’ONU, soulevant l’indignation du secrétaire général Antonio Guterres.

L’incident s’est produit à Al-Qaouzah, dans le sud-ouest du Liban, au cœur d’intenses échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Les soldats ont été touchés à l’intérieur de leur position, et l’un d’eux a été grièvement blessé avant d’être transféré à un hôpital de Beyrouth. Les deux autres reçoivent des soins au sein de la mission. Un incendie déclenché dans la base a été rapidement maîtrisé.

Dans un communiqué, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a rappelé que « la sécurité et la sûreté du personnel et des biens des Nations Unies doivent être respectées à tout moment » et que « l’inviolabilité des installations de l’ONU doit être respectée par tous ». Le secrétaire général a également souhaité un prompt rétablissement aux soldats blessés et insisté pour que les responsables de cette attaque soient tenus pour responsables.

Selon les Forces armées ghanéennes, le quartier général de leur bataillon au sein de la FINUL a été ciblé par deux tirs de missiles vendredi soir, détruisant notamment le mess des officiers et provoquant un traumatisme chez l’un des soldats. Le gouvernement ghanéen a protesté officiellement auprès du siège de l’ONU et a appelé toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter la sécurité des Casques bleus.

Déployée depuis 1978, la FINUL compte environ 10 800 militaires chargés de surveiller la cessation des hostilités et de servir de force tampon entre Israël et le Liban. L’ONU a exhorté toutes les parties à désamorcer immédiatement la situation et à respecter pleinement leurs obligations au titre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

Toute attaque contre des Casques bleus constitue, selon la mission onusienne, une « grave violation du droit international humanitaire », renforçant la tension dans cette zone déjà fragile du Moyen-Orient.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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