Au moins six personnes ont été tuées et plus de 25 autres blessées vendredi soir lors de frappes aériennes israéliennes ayant visé la région orientale de la Bekaa, dans l’est du Liban, selon des médias locaux. L’Agence nationale d’information (NNA) a confirmé le bilan, précisant que les blessés ont été évacués vers plusieurs hôpitaux de la région, alors que les secours s’activaient dans un climat de tension extrême.
D’après la NNA, des avions de guerre israéliens ont mené une vague de bombardements intensifs contre les chaînes montagneuses orientales et occidentales de la Bekaa. De puissantes explosions ont secoué l’ensemble de la zone, notamment aux abords de Baalbek, où des appareils militaires continuaient de survoler le ciel au moment des frappes. Trois attaques ont ciblé la zone de Shaara, située au pied de la chaîne montagneuse orientale.
L’une des frappes a détruit un bâtiment proche de la Fondation Al-Qard Al-Hassan, sur l’autoroute Riyaq–Baalbek, le réduisant entièrement en ruines. Deux autres bombardements ont touché les plaines des localités de Qasr Naba et Tamnine al-Tahta, à l’ouest de Baalbek, aggravant les dégâts matériels dans cette région déjà éprouvée par des mois de tensions.
De son côté, l’armée israélienne a affirmé que ses opérations visaient des centres de commandement du Hezbollah. Ces nouvelles frappes interviennent dans un contexte de violations répétées du cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Israël et le mouvement chiite libanais. Selon des sources libanaises, ces violations auraient déjà fait des centaines de morts et de blessés depuis la signature de l’accord. Israël maintient par ailleurs une présence militaire sur cinq collines libanaises conquises lors du dernier conflit, en plus d’autres territoires sous son contrôle depuis plusieurs décennies.
La recrudescence des bombardements ravive les craintes d’une escalade militaire majeure dans une région où la stabilité demeure fragile.


