« La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34) résonne aujourd’hui comme un éditorial céleste sur l’état des sociétés. Dans ce court verset, la Bible établit un lien direct entre l’intégrité morale et la grandeur nationale : la prospérité durable n’est pas seulement affaire d’économie ou d’armée, mais de droiture collective. Ce principe, loin d’être réservé aux croyants, rejoint d’autres exhortations universelles. Dans Michée 6 : 8, l’Éternel résume l’exigence divine : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. »
L’appel à la justice traverse aussi le Coran : « Ô vous qui avez cru ! Soyez stricts dans l’équité, témoins équitables devant Allah, même contre vous-mêmes… » (Sourate 4 : 135). Et encore : « Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches… » (Sourate 16 : 90). Ces paroles coraniques rejoignent le cœur du Proverbe : la justice n’est pas un ornement moral, mais la fondation sur laquelle repose la cohésion et l’honneur d’un peuple.
À l’heure où plusieurs nations ploient sous le poids de la corruption, de l’impunité ou de la partialité, ce message biblique et coranique se lit comme un avertissement et une promesse : si la justice gouverne, l’unité et la prospérité s’ensuivent ; si elle est piétinée, la nation s’affaiblit et se déshonore. Proverbes 14 : 34 ne parle donc pas seulement aux croyants, mais à tous les bâtisseurs de société : la grandeur d’un pays commence par la droiture de ses lois et la probité de ceux qui les appliquent.



