L’épidémie de mpox, également connue sous le nom de variole du singe, poursuit sa progression dans l’océan Indien. Déclarée à Madagascar à la fin du mois de décembre, la maladie ne se limite plus à la Grande Île et a désormais franchi les frontières, touchant La Réunion et l’Union des Comores, où les autorités sanitaires ont activé des mesures de riposte.
À Madagascar, la situation reste préoccupante. Selon les données communiquées par les services de santé, 133 cas confirmés de mpox ont été enregistrés à ce jour, tandis que 273 autres sont considérés comme suspects. La circulation active du virus dans plusieurs régions du pays alimente les craintes d’une propagation communautaire plus large, dans un contexte où le système de santé fait déjà face à de nombreuses contraintes.
La diffusion de la maladie vers les îles voisines confirme la dimension régionale de la menace sanitaire. À La Réunion, département français de l’océan Indien, des cas importés ont été détectés, poussant les autorités à renforcer la surveillance épidémiologique et à activer les protocoles de prise en charge. Des campagnes de vaccination ciblée ont également été mises en place pour protéger les populations les plus exposées et limiter la transmission.
Aux Comores, la détection de cas de mpox a conduit les autorités sanitaires à déclencher des mesures d’urgence. La riposte repose notamment sur l’identification et le suivi des cas contacts, la sensibilisation des populations et le renforcement des capacités de diagnostic. La vaccination est également envisagée comme un outil clé pour freiner la propagation du virus.
Le mpox est une maladie virale zoonotique, transmissible de l’animal à l’homme, mais aussi par contact étroit entre personnes. Elle se manifeste généralement par de la fièvre, des douleurs musculaires et l’apparition d’éruptions cutanées caractéristiques. Bien que la majorité des cas soient bénins, certaines complications peuvent survenir, en particulier chez les personnes vulnérables.
Face à cette propagation régionale, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue et à une coopération renforcée entre les pays de la zone. L’objectif est de contenir rapidement l’épidémie afin d’éviter une installation durable du virus dans l’océan Indien, où les échanges humains et commerciaux restent intenses.



